L'Accord international sur la liberté cognitive est un cadre mondial proposé pour protéger l'autonomie cognitive à l'ère de l'intelligence artificielle, des technologies persuasives et des interfaces neurales. Élaboré en consultation avec des juristes, des neuroscientifiques, des technologues et des défenseurs de la société civile, l'Accord établit des principes et des normes contraignants pour les gouvernements, les institutions et les développeurs de technologies engagés à préserver l'esprit comme espace de liberté.
Il traite la liberté cognitive comme un droit humain fondamental et définit des principes, des droits et des normes réglementaires pour la défendre. L'Accord émerge d'une reconnaissance urgente : les technologies façonnant notre environnement informationnel sont de plus en plus capables d'influencer non seulement ce que nous savons, mais la façon dont nous pensons.
“Un adolescent dont le fil d'actualité est continuellement orienté vers des contenus anxiogènes et polarisants parce qu'un système de recommandation est paramétré pour maximiser l'engagement à tout prix.”
“Un adulte plus âgé utilisant un dispositif neural grand public, ignorant que son activité cérébrale est collectée et profilée à des fins commerciales.”
L'article 1 énonce cinq principes fondamentaux de la souveraineté cognitive.
Toute personne a le droit inhérent de maintenir la souveraineté sur ses propres processus mentaux, pensées et conscience. Ce droit englobe la liberté de toute ingérence, manipulation ou altération cognitive non consentie par tout État, entreprise ou autre acteur.
Les individus doivent recevoir des informations claires, accessibles et complètes sur la manière dont les technologies interagissent avec leurs processus cognitifs. Le consentement à l'engagement cognitif doit être librement donné, spécifique, éclairé et sans ambiguïté.
Les technologies ne doivent pas être conçues ou déployées dans l'intention de manipuler, tromper ou influencer indûment les processus cognitifs d'une manière qui compromet l'agentivité rationnelle. Cette interdiction s'étend aux schémas de conception addictifs et à l'exploitation des biais cognitifs.
Le droit à la diversité cognitive — incluant les formes diverses de pensée, de croyance et de conscience — doit être protégé. Les technologies ne doivent pas être utilisées pour imposer une uniformité cognitive, éliminer les différences cognitives ou restreindre indûment le spectre de la pensée et de l'expérience humaines.
Les enfants, les personnes présentant des handicaps cognitifs et d'autres groupes vulnérables bénéficieront d'une protection renforcée contre la manipulation et l'ingérence cognitives. Les technologies ciblant ces groupes doivent être soumises à un examen approfondi et à des normes plus strictes.
ARTICLE 2
ARTICLE 3
ARTICLE 4
ARTICLE 5
ARTICLE 6
ARTICLE 7
L'Accord est conçu pour une adoption pratique par des systèmes juridiques divers. Les nations ratificatrices sont encouragées à adopter une législation de mise en œuvre, à créer des organes de surveillance dédiés et à participer à des forums multilatéraux qui coordonnent les normes. Nous envisageons des Commissions pour la liberté cognitive, des sommets mondiaux et des outils open source pour la transparence algorithmique qui aident les gouvernements et la société civile à surveiller les impacts cognitifs.
Nous appelons les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à reconnaître la liberté cognitive comme un droit humain fondamental et à prendre des mesures concrètes pour sa protection juridique. Le moment d'agir est maintenant — avant que les technologies d'influence cognitive ne deviennent si enracinées que la gouvernance devienne impossible. Rejoignez-nous pour construire un monde où chaque personne conserve un contrôle souverain sur son propre esprit.